Archipel, balade en terre artistique

« Archipel », porté par L’Ile Aux Artisans, est un parcours artistique qui incite à la découverte d’œuvres d’art originales et d’envergures exposées hors les murs.

Les artistes à découvrir

Stéphane TELLIER

Stéphane TELLIER s’intéresse depuis plus de 30 ans aux instants furtifs et aux zones fra-giles. Son travail passe d’un médium à l’autre dans la conception d’une immense vanité. Tantôt dans une pratique de dessin, de vidéo, d’installation, c’est autour de la peinture que tout s’organise. Plusieurs projets sont envisagés pour le parcours Achipel à Sallertaine avec un axe vers le participatif.

« Le Chant des sirènes »

Installation juin 2022
Céramique, bambou, chambre à air et cyanotype sur tissus Dimensions variables

« A quoi rêve l’eau qui dort, en hiver, dans les mares et dans les étiers ?

D’être emportée à nouveau par les flots de l’océan si proche, dont elle entend le bruit merveilleux dans son sommeil terreux. La Ligne d’eau que Stéphane Tellier a déposée sur le sol, suspendue à une échelle des marées et placée dans l’alignement d’un étier, nous rappelle enfin que dans le marais, la terre n’est jamais que provisoirement gagnée sur la mer, cette vaste mer gorgée de sel qui borde, irrigue, nourrit le marais et donne à l’argile de ses oeillets cette merveilleuse couleur orangée en été. C’est ici que, encouragés par une fine brise de mer sous les rayons bienveillants du soleil, les ébats de la terre, de la mer et du ciel donnent naissance à l’enfant naturel du marais : la fleur de sel. Cette terre argileuse qui porte en elle la mémoire de la mer, Stéphane Tellier l’a pétrie, malaxée et montée sur le tour du potier Bertrand Larde pour l’arrondir comme une vague. Entre le flotteur et la cruche d’eau – entre ce qui flotte sur l’eau et ce qui la contient – ces objets hybrides, partiellement émaillés d’un bleu mat, comportent des traces de cette vie marine et terrestre mêlée : empreintes de coquillages, impacts de pierres ou de tessons. »1

Ces pièces sont reprises ici à Sallertaine par Stéphane Tellier pour une nouvelle proposition. Cette fois, ces pièces de céramique sont nouées sur de longues tiges de bambous, tels des corps morts en attente de partir en mer pour signaler les filets, les casiers. Mais la mer n’est pas encore là, peut-être pour nous prévenir ou nous en préserver, nous utiliserons l’échelle étrange serpent copie de celle accrochée aux murs des bourrines, signalée par les fanions qui nous invitent à poser un regard flottant sur le marais : voici une île, à fleur d’eau.

1- Extrait du texte de François de Conink, Artistes en désirance, Le Daviaud, 2011

« Le serpent de mer »
Installation, branches de noisetier et chambre à air, 2022

Il est des projets qui ne voient jamais le jour, ce qui n’empêche en rien de les voir affleurer souvent dans une actualité. Pourquoi ?
Cette grande échelle qui serpente sous le couvert de l’allée de tilleuls le long du parking est un rappel des échelles suspendues aux murs des bourrines dans le marais. En attente de servir, l’échelle invite aussi à se projeter, à prendre de la hauteur, à monter et descendre. Ce serpent qui ondule, sort du marais et se dirige vers le centre. Il est discret comme la grande couleuvre à collier. C’est un endroit peut séduisant, c’est aussi une allée bordée d’arbres, un espace où flâner, une allée entre l’école et le bourg. Ce serpent a placé quelques petits en vitrine, accrochés au pignon ouest de la poste.

Atelier D&N

David et Nina ont créé leur entreprise nantaise, spécialisée dans le mobilier sur-mesure et l’identité de lieu.
Nina, directrice artistique et illustratrice depuis huit ans. Assurément créative, elle ap-porte une vision artistique globale.
David, artisan pour qui le bois et la ferronnerie n’ont pas de secret, imagine les mobiliers puis les conçoit sur mesure dans son atelier basé à Rezé.

PEDRO

Pedro est un peintre/illustrateur installé à Nantes. Enfant des années 80, Pedro nage tôt dans un environnement artistique, oscillant entre la culture skate, l’univers des comics US, la peinture du XXème siècle jusqu’au graffiti des années 90. En tant que peintre, c’est naturellement qu’il se tourne vers la
pratique du muralisme. Pedro confronte les couleurs, les formes et les matières comme des mots afin de faire naitre un langage singulier. Il livre aux spectateur son zoo inconscient, entre abstraction et figuration. Son travail, mêlant techniques de peinture classique et pratique du spray, dépeint les hommes au travers de la figure animale à la manière d’un fabuliste. D’apparence brute et naïve, sous un trait décomplexé, ses images, provoque une harmonie en tensions, l’équilibre sur la faille, ou jouent tour à tour mots et motifs.